Voyage dans l’histoire des biens culturels

18 12 2008

La tutelle  des biens culturels est l’ensemble des lois  qui permettent la conservation et la mise en valeur des biens culturels présents sur le territoire. En Italie , cette tâche est confiée au “Ministère des Biens et des Activités Culturelles”. A travers  les Directions Générales, les Instituts Centraux et les Organismes Périphériques, il dresse la listes des œuvres d’art et s’occupe  de leur conservation et de leur restauration.

 

LA CONSERVATION

La conservation d’un bien culturel   vise à  éviter  la dégradation de l’œuvre d’art grace à la restauration préventive et va de pair  avec la mise en valeur du bien  en question.

 

LA MISE EN VALEUR

unesco1La mise en valeur  comprend toutes  les démarches  qui permettent  la prise de conscience  de l’importance du patrimoine culturel.

Au niveau international, l’organisme qui protège le patrimoine culturel comme  patrimoine de l’humanité est l’UNESCO.

Au niveau italien, il y a “ITALIA NOSTRA” et  “FAI” qui, à travers  différentes initiatives, visent à illustrer au grand public le sens de la “mise en valeur”.  

 

La première étape du voyage dans l’histoire de la tutelle des biens culturels remonte à colosseo-1l’époque impériale de la civilisation romaine . C’est à cette époque que naissent les premières lois concernant  le monopole de la tutelle  et les obligations d’ inaliénabilité.

Seulement à la fin du Moyen Age, la papauté a commencé à mettre en œuvre un programme de tutelle s’appliquant  uniquement à la ville de Rome .

A partir  du XVe siècle, le Pape Sixte IV interdit la vente d’œuvres d’art conservées dans les églises.

 

 Il faut attendre le XXe siècle, 40 ans après l’Unification de l’Italie, pour que, par la loi du  27 Juin 1907, le “Conseil Supérieur des Antiquités et des Beaux-arts”  soit   créé . Cet organisme  réglemente tout intervention dans le  soin et la protection du  patrimoine historique et artistique du Pays . En 1909 ,la loi Rosadi aborde sérieusement  le problème de la tutelle et du patrimoine artistique décrétant :
 

  • Le principe de l’inaliénabilité de l’État;
  •  L’obligation de contrôler  les biens publics  afin  d’éviter tout altération, même sur les propriétés privées;
  • Le droit de préemption de l’Etat sur la propriété privée mise en vente;
  • La nécessité de la préservation et  de la recherche archéologique.

immagine22En 1939  la réforme Bottai  considère que le patrimoine historique, artistique, culturel et environnemental  c’est le noyau autour duquel  se définit l’identité d’un peuple.

 

Pendant les années 60 du XXe siècle, après la naissance de la République, à l’entrée en vigueur de la Constitution (article 9),  les commissions Franceschini et Vapaldo mettent en évidence l’état d’abandon et  de dégradation du patrimoine italien.  Alors   l’Institut Central pour le Catalogue et la Documentation (ICCD), commence à  recueillir les cartes du  patrimoine culturel existant sur le territoire italien.

 

En  1975,  le Ministère des  Biens Culturels et de l’Environnement   est  créé, dont la tâche est  la gestion du patrimoine culturel   soit pour ce qui concerne la tutelle soit pour la protection et la mise en valeur.

 

En 1998, le Ministère des Biens et des Activités Culturelles renoue les relations avec les autorités locales, les administrations régionales et les organismes privés intermédiaires comme les Directions des Beaux-arts,  leur demandant leur collaboration pour la tutelle du  patrimoine historique et artistique et pour la gestion  des archives.

En  1999,  le Texte Unique sur les Biens Culturels et de l’Environnement  est publié .

Le décret de loi du  22 janvier 2004 établit la liste des biens  sous tutelle de l’Etat :immagine12

- les biens meubles et immeubles appartenant à l’État (musées, galeries d’art…) ;

- les biens appartenant aux collectivités locales ;

- tout autre bien public ou privé ayant quelques intérêt artistique, historique , archéologique ou anthropologique .

 

Le 3 Décembre 2007, au Quirinale, le président de la République Giorgio Napolitano a célébré le premier centenaire du Conseil Supérieur des Antiquités et des Beaux-arts.








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