Le monachisme

27 01 2009

Le monachisme s’est développé en Orient, entre la fin du III et le début du IV siècle, dans la période correspondant à la fin du monacimonde antique et à la crise de l’Empire Romain, déjà divisé entre Empire d’Orient et Empire d’Occident.  C’est la période de l’urbanisation  naissante, du dépeuplement des  campagnes et de la pressions des peuples germaniques sur les  frontières de l’Empire.

Le monachisme naît de  l’exigence et  de la volonté des chrétiens d’évangéliser les peuples lointains  qui ne connaissaient pas encore le message chrétien.

Il faut distinguer deux différents types de monachisme: le  basilien qui  s est développé  en Occident  et l’égyptien qui s’est développé en Orient. Les premiers voyageaient pour diffuser  la religion chrétienne tandis que les seconds se retiraient  dans le désert, souvent aux limites de la survie, pour se consacrer entièrement à la prière, à la pénitence et à la recherche personnelle  de Dieu.

Le monachisme érémitique fut fondé par le moine égyptien Antoine, originaire d’une famille chrétienne. Il passa les derniers soixante-dix ans de sa vie comme ermite dans le désert.

Par contre, le monachisme basilien fut fondé par le moine Basile de Cesarea, nommé le Grand, appartenant aux pères de  Cappadoce. Il provenait d’une904a famille très chrétienne,  il avait une grande culture qu’il avait  enrichie  grâce aux nombreux voyages et  aux séjours dans les métropoles culturelles de l’Orient chrétien (Athènes et Constantinople).  Il critiqua  la manière de vivre des ermites et  réorganisa  la vie et la spiritualité monastiques.

Le monastère basilien n’était  pas trop  grand, il comptait  quelques dizaines de moines. C’ était un  centre de prière, de pénitence, d’apostolat et de travail pour les hommes qui voulaient mettre au service des autres ( de ceux qui vivaient dans le monde, en particulier  de ceux qui en  avaient besoin), le résultat de l’expérience spirituelle faite dans le cloître.

Contrairement aux moines égyptiens qui avaient une foi plus simple, les moines basiliens étaient aussi très cultivés,  ils  se référaient   à la  pensée grecque  afin de préciser le dogme et participaient aux disputes théologiques qui définirent la doctrine de l’église. En autre, Basile ouvrit la vie monastique aux moines et aux nonnes.

Il recueillit  une anthologie de textes du Nouveau Testament, il  écrivit  les règles morales   dont les Règles diffusées et les Règles courtes. Les premières comprennent 55 articles concernant les obligations générales  du moine; les secondes  définissent le  comportement moral  de  la vie monastique. Dans ces dernières,  Saint Basile décrit la vie monastique comme exemple de  perfection chrétienne et   invite tout le monde  laïc à  suivre  ce mode de vie , indépendamment de la condition sociale de chacun . L’idéal monastique Basilien est caractérisé  par un fort esprit ecclésial où l’obéissance, le travail dans les écoles et l’assistance revêtent une grande importance.

marina-giolitti-1Les moines basiliens sont arrivés dans le Salent pendant la domination byzantine. En 726 l’empereur byzantin Léon III a promulgué une ordonnance pour mettre en œuvre la destruction des images sacrées et les icônes de toutes les provinces de l’Empire. Tous les mosaïques et les  fresques furent  détruites à coup de marteau  et les  icônes faites en  morceaux et jetées dans le feu; de nombreuses œuvres d’art furent ainsi perdues et plusieurs moines furent tués dans cette lutte iconoclaste . Tout cela  pour  détruire  et déraciner   le commerce des images et combattre  contre  leur vénération  considérée comme idolâtrie  et superstition . Cettecappadocia lutte  provoqua la fuite de milliers de moines qui, pour échapper à la persécution, se refugièrent dans le sud de l’Italie et particulièrement dans le Salent. Obligés à se cacher, ils  s’abritèrent dans les  grottes, les forêts et sur les pentes des collines, qui sont devenues des lieux d’accueil  et de prière. Parfois, quand ils n’ont pas pu adapter les grottes naturelles, ils ont creusé dans la roche plus fragile des refuges  semblables  à des puits. Ces abris naturels, adaptés à demeures, ont été appelés laure. Ici, les moines ont continué à pratiquer leur culte.

À l’entrée de la laure il y avait toujours une image de la Madone nommée “Vergine Portinaia” destinée, selon les moines, à protéger  leur  refuge.





L’histoire de la ville de Bari

26 01 2009

Le territoire de Bari a vu le passage de  cultures différentes, au fil des siècles. Chacune d’elles a laissé des signes évidents de son passage,  dans la normanni1vieille ville  et dans ses monuments et des traces  dans le langage, dans les traditions et dans la culture.

De l’analyse des  restes archéologiques, il paraît qu’ il manque les signes du passage d’autres cultures entre le IXe et le VIIe siècle a.J.C.    Pour cela il  faut attendre les invasions des Iapyges qui  ont transformé la façon de vivre de la population.

Au cours des dernières décennies, du VIIIe siècle a.JC., la Pouille a été conquise par les Grecs, et au IVe siècle par les Romains.

En  38 A.JC. le poète latin Horace,  en visite  à Bari  décrivait la ville  comme une ville louche et renfermée .

A l’âge impérial on a eu une reprise de l’urbanisation.  En effet, c’est à cette période que  remontent les colonnes présentes sur le « Lungomare ».

Des épigraphes  il est possible  de comprendre comment  la romanisation n’a pas interrompu les relations commerciales et économiques entre Bari et l’est grec.

Une crise profonde a frappé la ville après l’invasion des Goths et pendant la domination des Lombards.  Au  IXe siècle Bari était sous l’autorité des Sarrasins. Leur présence a été un élément d’insécurité pour les territoires des Lombards et des Byzantins.

Regagnée par le Francs  en  871, Bari repassait sous la domination des  Lombards.

En 1011 le catapano Basilio Mesardonite finit  par  construire la citadelle catapanale.

Avec la conquête normande (1071), la ville de Bari était considérée la ville la plus célèbre, la plus riche et la mieux  fortifiée de la région.





Les peuples qui ont habité les Pouilles et la Provence

15 12 2008
  • Les  populations qui  se sont  implantées dans les Pouilles ont atteint un degré élevé de civilisation depuis les temps les plus lointains. Convoitée par l’Orient et l’Occident, facilement accessible par voie maritime et par  voie terrestre, cette  terre a été habitée d’abord  par le  peuple  des Iapyges, des Daun, des Peucetii et des Messapi, ensuite elle a  été le siège de nombreuses colonies grecques, puis territoire romain, inclus par Auguste  dans la région « Apulia et Calabria ». La région  a  subi les invasions barbares, elle est  passée  sous la domination byzantine, lombarde et normande, elle a  fait partie  du règne de deux Siciles et du règne de Naples avant l’unification de l’Italie. L’histoire et la culture des Pouilles sont profondément marquées par les présences grecques, romanes, byzantines, arabes, normandes, franques, espagnoles, et  par la présence  des autres populations qui ont laissé  des traces indélébiles de leur passage. Le contact avec  des ethnies si différentes entre elles a  doté le  territoires de beaucoup de  sites archéologiques,  de châteaux,  de tours,  de cathédrales  et d’autres monuments construits selon les styles les plus disparates.  Diversité des cultures, diversité des traditions et des dialectes, voilà ce qui, encore aujourd’hui, caractérise les différentes populations des Pouilles.     

  • Colonisée par les Grecs, la Provence faisait partie de la province romaine transalpine dénommée « Provintia Romana et Napolitaine », d’où dérive son nom actuel. La région fut successivement habitée par différentes peuplades germaniques comme les Ostrogoths, les Bourgondes et les Francs. En l’an 879 apr. J.C., la région fut incorporée au royaume sous le nom de Provence et ensuite, au Xe siècle, intégrée au royaume d’Arles.




L’homme et les grottes

15 12 2008

L’architecture romaine a volontiers utilisé les grottes naturelles à des fins utilitaires,  esthétique ou  religieux, pour leur force  d’évocation.
Au premier siècle Tibère  non content de ses 12 villas  de Capri, avait doté la grotte Marine de sa villa de Sperlonga, d’un grand triclinium et de  sculptures  représentant des scènes mythologiques et des personnages de l’Odyssée, comme Polyphème et Scilla. A l’époque impériale, on a beaucoup utilisé les grottes artificielles qui créaient une ambiance élégante et relaxante   et, en même temps, elles évoquaient la mythologie et la religion.





Le “Catapano”

14 12 2008

En Italie, après l’an 970, le terme a indiqué le gouverneur byzantin du CATAPANATO d’Italie, qui avait le rôle de gouverneur militaire et civil de  toute  Italie méridionale byzantine.

     Il avait siège à Bari. Le titre de « CATAPANO » a été aussi conservé sous les Normands,  qui l’ont attribué à des fonctionnaires différents (comme le gouverneur,  le magistrat ou un officier),  tandis que les Espagnols pendant leur domination l’ont utilisé, particulièrement en Sicile, pour les simples administrateurs locaux.








Iscriviti

Get every new post delivered to your Inbox.